La mammographie et la tomosynthèse dans le cadre du dépistage du cancer du sein

La mammographie et la tomosynthèse dans le cadre du dépistage du cancer du sein

Dans la plupart des pays des stratégies de dépistage organisé ont été mises en place afin de détecter les cas de cancer du sein le plus précocement possible, afin d’optimiser la prise en charge et ainsi en réduire la mortalité.

Le cancer du sein est le 2ème cancer le plus fréquent en France chez la femme (source : HAS - Performance de la mammographie par tomosynthèse dans le dépistage organisé du cancer du sein) il représente même 16% de l’ensemble des cancers féminins dans le monde (source : WHO - Cancer du sein: prévention et lutte contre la maladie) ce qui en fait le cancer le plus fréquent chez la femme. Ce constat s’applique à la fois dans les pays développés et dans les pays en développement, on constate une progression de son incidence liée à des facteurs comme l’accroissement de l’espérance de vie ou des facteurs environnementaux comme les modes de vie. On estime à plus de 500 000 le nombre de décès causé par ce cancer dans le monde. En France près de 60 000 nouveaux cas sont détectés chaque année et plus de 12 000 décès sont recensés.

 

Les stratégies de dépistage

Dans la plupart des pays des stratégies de dépistage organisé ont été mises en place afin de détecter les cas de cancer du sein le plus précocement possible, afin d’optimiser la prise en charge et ainsi en réduire la mortalité. Ces stratégies se basent essentiellement sur la mammographie. En France l'examen comprend une mammographie (deux clichés par sein, face et oblique) et un examen clinique des seins. Le programme de dépistage organisé bénéficie d'une double lecture encadrée : les radiologues participants dits « premiers lecteurs » doivent effectuer au moins 500 mammographies par an. Les radiologues assurant la deuxième lecture doivent, quant à eux, s'engager à lire au moins 1 500 mammographies par an dans le cadre de cette activité de seconde lecture. Ainsi, si aucune anomalie n'est décelée, la mammographie sera quand même systématiquement relue par un second radiologue expert. Lorsqu'une anomalie est décelée, le radiologue premier lecteur effectue immédiatement un bilan diagnostique pour raccourcir le délai d'une éventuelle prise en charge et éviter une attente angoissante pour la patiente.

 

L’intérêt de la tomosynthèse dans le cadre du dépistage du cancer du sein

La tomosynthèse correspond à la réalisation d’une exploration mammographique, à l’aide d’un mammographe numérique plein champ, permettant une acquisition volumique du sein (3D). Elle repose sur la rotation limitée d’un tube à rayons X, autour d’un point proche du détecteur, ce qui permet l’acquisition d’une série d’images mammographiques en 2 dimensions (2D) d’un sein comprimé, sous différents angles ; chacune de ces expositions est réalisée à dose réduite et, à partir des différentes projections 2D acquises, le volume du sein (en 3D) est alors reconstruit grâce à un algorithme mathématique complexe. Le volume du sein peut être visualisé, en balayant l’ensemble des images reconstruites en coupe épaisse (1 mm en général) dans des plans parallèles au détecteur. La compression du sein est similaire à celle réalisée sur un mammographe classique. Le temps de compression est en revanche plus long (5 à 6 secondes). Si la compression du sein était moindre, la dose délivrée devrait être à contrario plus élevée et la qualité de l’image serait plus faible.

Le principal intérêt de la tomosynthèse réside dans le fait qu’elle apporte un confort de lecture ainsi qu’une meilleure précision dans la caractérisation des anomalies et une réduction des risques de mauvaise interprétation liée à la superposition d’images dans le cadre d’une mammographie « classique » (effet d’image construite). Dans un cadre individuel, on constate le développement de la pratique du dépistage du cancer du sein par tomosynthèse mais à ce jour en France, le programme organisé de dépistage n’intègre pas cette technique, son intérêt est en cours d’évaluation et certaines études mettent en avant sa performance. Mais au rang des inconvénients, on retrouve la dose de rayons X délivrée largement supérieure dans certaines conditions d’utilisation à celle d’une mammographie 2D. A ce jour, très peu d’études robustes existent sur une comparaison de performances dans le dépistage entre la mammographie simple et la tomosynthèse. Néanmoins la plupart des études identifiées sont concordantes et indiquent que la performance clinique de la tomosynthèse combinée à la mammographie est supérieure à celle de la mammographie standard tant pour ce qui est de l’augmentation de la détection des cancers du sein que pour la réduction des taux de rappel.

 

Myrian 2.8 a fait le choix d’intégrer la tomosynthèse

La nouvelle application XP-Mammo prenant en charge la tomosynthèse

La nouvelle version 2.8 de Myrian intègre la tomosynthèse dans sa solution XP-Mammo dédiée à l’imagerie mammographique. Ce nouvel outil très performant permet la lecture des images mammographiques standards, de tomosynthèse, ainsi que la comparaison avec des examens antérieurs. De plus et sans changer d’interface, Il est également possible via cette plateforme dédiée mammographie, de visualiser les examens d’échographies complémentaires et également des séquences d’IRM. Ce qui améliore le confort de lecture et d’analyse du radiologue afin d’optimiser le diagnostic pour la patiente.

Plus largement Intrasense a ainsi développé une gamme complète d’applications cliniques dédiées à la sénologie. Avec notre application d’IRM mammaire XP-Breast et désormais une nouvelle application clinique dédiée à la mammographie.

 

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